Au plateau, une forêt, une montagne, un village et une rivière dialoguent. Ici, tout semble paisible. Enfants en construction et adultes-maisons, au cœur de l’été, vaquent à leurs occupations. Mais si l’on regarde bien, entre les arbres et sous le ciel étrangement bleu, les maisons respirent et chuchotent. Peu à peu, l’univers familier se transforme en un espace intérieur. Corps-maison, corps-paysage, corps-territoire : habitant le décor, les deux interprètes font vivre à la fois le monde du dehors et celui du dedans. Les murs ont une bouche et la peau compte ses portes. Un secret devient murmure, le murmure devient rumeur… La rumeur devient parole libérée. Je suis ma MAISON est une plongée poétique sur le chemin de la parole pour dire l’identité, l’intime et les limites de façon sensible et métaphorique.