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SAMUEL DALIES DE LA TOUR (1635-1713), BANQUIER, INDUSTRIEL.

Conférence
MONTAUBAN
Salle de conférences, Ancien Collège
Le 28/10/2026
SAMUEL DALIES DE LA TOUR (1635-1713), BANQUIER, INDUSTRIEL.

Jean Daliès (1600-1687), receveur des tailles et trésorier de France à Montauban, eut quatre fils : Antoine (1630-1721), baron de Caussade – Jean (1633-1716), sieur de Martel – Samuel (1635-1713), sieur de La Tour, maître de la chambre aux deniers – Nicolas (1639-1679), sieur de Réalville, intéressé à la carrière de son frère Samuel. Ce dernier, sujet de la présente étude, va devenir un gros brasseur d’argent à l’aide de réseaux protestants complexes. Il adhère à la politique de Colbert et peut compter sur son soutien indéfectible. Egalement protégé par les Condé, il va se trouver parmi les capitaines d’industrie du règne de Louis XIV. Il s’engage activement dans le mouvement industriel et commercial amorcé par Colbert et devient fournisseur de bois de construction de la marine, maître de forges pour les canons et les ancres et munitionnaire pour l’ensemble des troupes et des équipages. Il utilise le couloir rhodanien pour ses activités. Pendant vingt ans, par tous les temps, par monts et par vaux, il parcourt la France dans tous les sens. La mort de Colbert en 1683, la révocation de l’Edit de Nantes et la mort du Grand Condé en 1686 provoquent l’effondrement du système. Sur le plan religieux, son père, Jean, ainsi que ses frères Martel et Réalville se sont convertis au catholicisme. Antoine, l’aîné, s’est réfugié à Genève avec ses enfants, moins le dernier. Samuel s’était , quant à lui, converti en 1675. Néophyte zélé, il s’implique dans le combat contre les protestants. A la fin de 1702, il réintègre Montauban et se consacre à l’éducation de son neveu Jean Daliès de Caussade (1683-1752), dernier fils d’Antoine. Il lui reste encore suffisamment de crédit pour en faire un président de la Cour des Aides de Montauban. Réfugié dans une piété austère, célibataire, Samuel tente toujours de convertir au moyen d’ouvrages de circonstance. Il meurt à Montauban le 10 avril 1713, dans sa maison natale, âgé de 78 ans. Par Jean-Claude Fabre, trésorier et vice-président de la SMERP.

Tarif : Gratuit, entrée libre, sans réservation
Séances :
  • Mercredi 28 octobre 2026 à 17h-18h30
    Tarif : Gratuit, entrée libre, sans réservation
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